Tour de France 2026 : à Orcières-Merlette, la montagne désigne ses derniers prétendants au podium
185 km entre Voiron et Orcières-Merlette : la 18e étape du Tour de France 2026 relance la bataille du podium entre Evenepoel, Del Toro et Seixas.

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Le Tour de France 2026 retrouve la haute montagne ce jeudi 23 juillet avec une 18e étape de 185 kilomètres entre Voiron et Orcières-Merlette, et près de 3 800 mètres de dénivelé positif au menu. Derrière Tadej Pogacar, solidement installé en jaune, la bataille pour le podium entre Remco Evenepoel, Isaac Del Toro et le Français Paul Seixas promet une arrivée au sommet à suspense, sur une montée entrée dans la légende du Tour en 1971.
Sommaire
Le parcours : du Vercors aux Hautes-Alpes
Au départ de Voiron, où Jasper Philipsen s’est imposé la veille, le peloton attaque presque immédiatement le massif du Vercors par la montée d’Engins, classée en première catégorie et franchie au kilomètre 36,7. Un début d’étape idéal pour dynamiter la course : l’échappée du jour devrait se dessiner dans ces premiers lacets, avant le passage par Lans-en-Vercors et Saint-Nizier-du-Moucherotte puis la descente vers l’agglomération grenobloise, par Seyssins et Claix.
La suite du tracé empile les difficultés : une ascension de deuxième catégorie au kilomètre 92,2, puis deux côtes de troisième catégorie aux kilomètres 112,8 et 163,5, avant le bouquet final vers la station des Hautes-Alpes. Au total, l’étape cumule environ 3 800 mètres de dénivelé positif. Ce n’est pas la journée la plus dure des Alpes, mais c’est précisément ce qui la rend imprévisible : assez exigeante pour user les organismes après deux semaines et demie de course, assez « raisonnable » pour laisser une vraie chance aux échappés.
Orcières-Merlette, une arrivée chargée d’histoire
La montée finale vers Orcières-Merlette, classée en première catégorie, se dresse sur les sept derniers kilomètres, à 6,7 % de pente moyenne. Un final régulier, sans rampe assassine, mais qui se court à plus de 1 800 mètres d’altitude — de quoi faire mal aux coureurs émoussés par la chaîne alpine.
Impossible d’évoquer Orcières-Merlette sans convoquer le souvenir de 1971. Cette année-là, l’Espagnol Luis Ocaña y avait écrasé le Tour d’une attaque restée mythique, reprenant près de neuf minutes à Eddy Merckx au sommet de la station. Le Cannibale prendra sa revanche quelques jours plus tard, mais la station des Hautes-Alpes est entrée ce jour-là au panthéon du cyclisme. Cinquante-cinq ans après, le Tour y revient avec, en toile de fond, un scénario inversé : cette fois, c’est le maillot jaune qui domine son époque.
Le classement général avant l’étape
Tadej Pogacar aborde cette 18e étape en patron. Privé de son rival Jonas Vingegaard depuis son abandon, le Slovène file vers un nouveau sacre, comme nous l’écrivions avant le contre-la-montre d’Évian. Derrière, Remco Evenepoel a frappé un grand coup mardi : vainqueur du chrono entre Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains, bouclé en 32 minutes et 19 secondes à plus de 48 km/h de moyenne, le Belge a relégué Pogacar à 28 secondes et consolidé sa deuxième place au général, à environ cinq minutes du maillot jaune.
La vraie bagarre se joue pour la troisième marche. Le Mexicain Isaac Del Toro pointe à 2 minutes 19 d’Evenepoel, le prodige français Paul Seixas à 2 minutes 39, et l’Espagnol Juan Ayuso à 4 minutes 50. Trois Français figurent dans le top 10 du classement général, une performance que le cyclisme tricolore n’avait plus connue depuis des années — et Seixas, 19 ans, porte en plus les espoirs du maillot blanc.
Les enjeux : podium, maillot blanc et baroudeurs
Pour Evenepoel, l’équation est simple : défendre sa deuxième place et, si l’occasion se présente, tester Pogacar en altitude. Pour Del Toro et Seixas, chaque seconde compte avant les deux étapes reines qui suivent. Le jeune Français, révélation de ce Tour, sait que la montée régulière d’Orcières convient à ses qualités de puncheur-grimpeur ; le Mexicain, lui, voudra créer l’écart avant l’Alpe d’Huez.
Mais cette étape est aussi — peut-être surtout — la dernière grande chance des baroudeurs. Avec deux arrivées à l’Alpe d’Huez programmées ensuite, où les favoris se livreront à visage découvert, les chasseurs d’étapes savent que le scénario d’une échappée victorieuse à Orcières est crédible. Attendez-vous à une bataille féroce dès la montée d’Engins pour prendre le bon wagon.
La veille, Philipsen a réglé le sprint à Voiron
Mercredi, entre Chambéry et Voiron, les sprinteurs ont profité d’une dernière opportunité avant la haute montagne, au terme d’une étape que nous vous présentions comme taillée pour les baroudeurs. C’est finalement un sprint massif qui a tranché : parfaitement lancé par Mathieu van der Poel, Jasper Philipsen a devancé Mauro Schmid et Olav Kooij pour décrocher sa première victoire sur ce Tour 2026, après 174,7 kilomètres avalés en 3 heures 41 minutes. Un succès qui relance aussi la course au maillot vert, comme le détaille Olympics.com.
Vos questions sur la 18e étape
Quel est le parcours de l’étape du jour du Tour de France 2026 ?
La 18e étape relie Voiron (Isère) à Orcières-Merlette (Hautes-Alpes) sur 185 kilomètres, avec environ 3 800 mètres de dénivelé positif. Elle traverse le Vercors par la montée d’Engins avant une arrivée au sommet, à plus de 1 800 mètres d’altitude.
À quelle heure et sur quelle chaîne suivre l’étape ?
L’étape est diffusée en intégralité sur France 2 et France 3 ainsi que sur Eurosport, avec une arrivée attendue à Orcières-Merlette en fin d’après-midi, autour de 17 h 30 selon la vitesse de course.
Qui est le favori de l’étape à Orcières-Merlette ?
Le profil se prête autant à une échappée victorieuse qu’à un règlement de comptes entre leaders. Pogacar reste l’homme à battre en montagne, mais Evenepoel, Del Toro et Seixas ont tous une carte à jouer, tout comme les baroudeurs partis de loin.
Pourquoi Orcières-Merlette est-elle une montée mythique ?
En 1971, Luis Ocaña y avait distancé Eddy Merckx de près de neuf minutes au terme d’un raid solitaire resté comme l’un des plus grands exploits de l’histoire du Tour. La station n’a plus accueilli beaucoup d’arrivées depuis, ce qui renforce son aura.
Qui porte le maillot jaune avant la 18e étape ?
Tadej Pogacar est en jaune avec environ cinq minutes d’avance sur Remco Evenepoel. Isaac Del Toro et Paul Seixas se disputent la troisième place, séparés par une vingtaine de secondes.
Quand arrive le Tour de France 2026 à Paris ?
L’arrivée finale est programmée dimanche 26 juillet sur les Champs-Élysées, après deux étapes alpestres décisives avec arrivée à l’Alpe d’Huez.
Cap sur l’Alpe d’Huez
Quoi qu’il se passe ce jeudi, la messe n’est pas dite pour le podium. Les deux étapes suivantes, avec leur double ascension de l’Alpe d’Huez, offriront un terrain autrement plus brutal aux écarts. Orcières-Merlette servira de révélateur : ceux qui craquent à 1 800 mètres jeudi n’auront aucune chance de survivre aux vingt et un virages samedi. Rendez-vous en fin d’après-midi pour le verdict.
