L’Espagne championne du monde 2026 : Ferran Torres terrasse l’Argentine (1-0)

L’Espagne est championne du monde 2026 : but de Ferran Torres à la 106e, Argentine réduite à dix. Récit, stats et tournants de la finale du 19 juillet.

Visuel du score final : l'Espagne championne du monde 2026 bat l'Argentine 1-0, but de Ferran Torres

Espagne 1-0 Argentine — © France7.net

L’attente aura duré seize ans. L’Espagne est championne du monde 2026 après sa victoire 1-0 en prolongation contre l’Argentine, ce dimanche 19 juillet au MetLife Stadium d’East Rutherford, près de New York. Un but de Ferran Torres à la 106e minute a suffi à faire tomber le tenant du titre, réduit à dix dès la fin du temps réglementaire, et à briser le rêve d’un dernier sacre pour Lionel Messi. Récit, statistiques et tournants d’une finale verrouillée, dominée de bout en bout par la Roja.

Le film du match : une domination espagnole totale

Le scénario n’a jamais vraiment varié. Dès les premières minutes, l’Espagne de Luis de la Fuente a imposé sa toile : 65 % de possession au bout d’un quart d’heure, un chiffre qui ne bougera presque plus. En première période, la Roja a tenté près de 350 passes contre moins de 200 pour l’Albiceleste, cadenassée dans son camp. Lamine Yamal, inépuisable sur son couloir droit, a fait vivre un calvaire à Nicolás Tagliafico puis à Gonzalo Montiel, sorti dès la 58e minute.

En face, l’Argentine de Lionel Scaloni a subi. Privée de Lisandro Martínez, blessé et remplacé par Nicolás Otamendi dès la 43e minute, elle n’a pas cadré le moindre tir dans l’heure de jeu initiale, quand l’Espagne en était déjà à six tentatives dont quatre cadrées. Emiliano Martínez, impérial, a longtemps retardé l’échéance — devant Ferran Torres (67e), Aymeric Laporte (80e), puis sur un coup franc de Yamal au bout du temps additionnel (90e+7).

Les tournants : expulsion, but refusé, délivrance

Tout a basculé dans le temps additionnel de la seconde période. À la 90e+3, Enzo Fernández, déjà averti, a fauché Pau Cubarsí sur un ballon qu’il ne maîtrisait pas. Second jaune, carton rouge : l’Argentine a abordé la prolongation à dix. Selon Goal, cette expulsion fait de l’Albiceleste la seule nation à compter trois expulsions en finale de Coupe du monde — Pedro Monzón et Gustavo Dezotti, en 1990, étaient déjà argentins.

La suite a tenu du siège. Dès la 93e, Nico Williams, entré à la 75e, obligeait Martínez à une parade réflexe. À la 96e, l’ailier pensait ouvrir le score, mais l’arbitre slovène Slavko Vinčić avait sifflé une faute en amont. La délivrance est finalement venue à la 106e minute : centre de Pedro Porro, remise de la tête de Nico Williams dans la course de Ferran Torres, reprise foudroyante — et Emiliano Martínez, battu pour la première fois du match. Le Barcelonais a même cru doubler la mise à la 113e, mais son but a été annulé pour un hors-jeu au départ de l’action. Réduite à courir après le score, l’Argentine a poussé jusqu’aux cinq minutes de temps additionnel de la prolongation, sans jamais faire craquer Unai Simón.

Les stats qui racontent la finale

Les chiffres confirment ce que les yeux ont vu. Possession écrasante pour l’Espagne, avantage net au nombre de passes, six tirs à zéro à l’heure de jeu : la Roja a transformé la finale en exercice de patience. Seule ombre au tableau statistique espagnol avant le but : un manque de tranchant dans la surface, où Mikel Oyarzabal, meilleur buteur espagnol du tournoi avec cinq réalisations, a été sevré de ballons avant de céder sa place à Ferran Torres à la 62e.

Côté discipline, l’Argentine a fini la rencontre avec neuf fautes dès la première période (contre sept espagnoles), deux cartons jaunes transformés en rouge pour Enzo Fernández, et un Leandro Paredes chahuté après son coup de coude sur Rodri à la 52e. Le Ballon d’Or 2024, titulaire au milieu aux côtés de Fabián Ruiz et Dani Olmo, a tenu sa place jusqu’à la 98e minute avant de céder sa place à Martín Zubimendi. Avec ce succès, l’Espagne porte à 39 matchs officiels sa série d’invincibilité, entamée en juin 2023.

Ferran Torres, héros inattendu d’une génération dorée

On attendait Yamal, Pedri ou Nico Williams. C’est Ferran Torres, entré en cours de jeu, qui a inscrit son nom dans l’histoire du football espagnol, seize ans après le but d’Andrés Iniesta à Johannesburg. Le symbole dépasse l’homme : cette Espagne-là, championne d’Europe en 2024, n’avait plus soulevé le trophée mondial depuis 2010, et elle le retrouve avec la génération la plus jeune de son histoire moderne, Cubarsí et Yamal en tête — le prodige du FC Barcelone devient champion du monde à 19 ans.

Pour Luis de la Fuente, discret architecte de cette machine, le triomphe valide une méthode : un collectif sans vedettariat, un pressing coordonné et une profondeur de banc qui a fait la différence — les trois acteurs du but, Porro, Williams et Torres, étaient tous remplaçants au coup d’envoi. Les Bleus, éliminés par cette même équipe en demi-finale, peuvent en témoigner : cette Roja ne laisse rien au hasard.

Pour Messi, la fin d’un rêve — et d’une époque

De l’autre côté, l’image restera cruelle. À 39 ans, Lionel Messi visait un deuxième titre mondial consécutif, un doublé que seul le Brésil de 1958 et 1962 a réussi. L’octuple Ballon d’Or, auteur de huit buts dans le tournoi et décisif encore en demi-finale contre l’Angleterre, a cette fois été muselé par l’étau espagnol : bien encadré, souvent contraint de décrocher loin de la surface, il n’a pesé que par éclairs, comme sur ce coup franc mal exploité à la 34e minute.

L’Argentine de Scaloni, elle, termine une phase à élimination directe vécue sur le fil contre le Cap-Vert, l’Égypte, la Suisse puis l’Angleterre. La marche espagnole était trop haute. Reste une question que tout un pays se pose désormais : ce match était-il le dernier de Messi sous le maillot ciel et blanc en Coupe du monde ? Le principal intéressé ne l’a pas encore dit.

Un spectacle hollywoodien, de Tom Cruise à BTS

La FIFA voulait un Super Bowl du football ; elle l’a eu. Devant près de 83 000 spectateurs et un parterre présidentiel — Donald Trump a assisté au match et remis le trophée aux côtés de Gianni Infantino —, Jennifer Hudson a interprété l’hymne américain, Tom Cruise a présenté les équipes, tandis que Robbie Williams, Laura Pausini, Nicole Scherzinger et Post Malone animaient l’avant-match.

À la mi-temps, un show inédit de onze minutes a réuni Madonna — arrivée sur la pelouse dans une voiture conduite par Ronaldo, accompagné de Ronaldinho —, BTS, Justin Bieber annoncé par Jason Sudeikis dans son rôle de Ted Lasso, puis Shakira et Burna Boy pour l’hymne du tournoi. Environ deux milliards de téléspectateurs étaient attendus devant cette finale, le match le plus regardé de la planète. En Espagne, où fan zones et places publiques affichaient complet de Madrid à Barcelone, la nuit s’annonce longue.

FAQ : ce qu’il faut retenir de la finale

Qui a gagné la finale de la Coupe du monde 2026 ?

L’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 en battant l’Argentine 1-0 après prolongation, dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, près de New York. C’est le deuxième titre mondial de l’histoire de la Roja, seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud en 2010.

Qui a marqué le but de la finale Espagne-Argentine ?

Ferran Torres, entré en jeu à la 62e minute, a inscrit l’unique but de la finale à la 106e minute. Sur un centre de Pedro Porro, Nico Williams a remisé de la tête dans la course du joueur du FC Barcelone, qui a battu Emiliano Martínez d’une reprise puissante.

Pourquoi l’Argentine a-t-elle fini à dix ?

Enzo Fernández a été expulsé à la 90e+3 après un second carton jaune, pour une semelle non maîtrisée sur Pau Cubarsí. L’Argentine a donc disputé toute la prolongation en infériorité numérique, ce qui a pesé lourd dans l’issue de la rencontre.

Quelles sont les statistiques marquantes du match ?

L’Espagne a dominé avec environ 65 % de possession, près de 350 passes tentées en première période contre moins de 200 pour l’Argentine, et six tirs dont quatre cadrés à l’heure de jeu, contre aucun tir argentin à ce stade. La série d’invincibilité espagnole atteint désormais 39 matchs.

Messi va-t-il prendre sa retraite internationale ?

Rien n’est officiel. À 39 ans, Lionel Messi disputait très probablement sa dernière finale mondiale et n’a pas pu décrocher le doublé que seul le Brésil de 1958-1962 a réalisé. Le capitaine argentin ne s’est pas exprimé sur son avenir immédiatement après la rencontre.

Qui a arbitré la finale et qu’est-ce qui a fait débat ?

Le Slovène Slavko Vinčić a dirigé la rencontre. Il a annulé un but de Nico Williams à la 96e pour une faute préalable, puis un second but de Ferran Torres à la 113e pour hors-jeu. L’expulsion d’Enzo Fernández, en revanche, n’a guère été contestée.

Qu’est-ce qui était prévu à la mi-temps de la finale ?

Un show de onze minutes inspiré du Super Bowl, avec Madonna, BTS, Justin Bieber, Shakira et Burna Boy, ainsi que les légendes brésiliennes Ronaldo et Ronaldinho. Jennifer Hudson avait chanté l’hymne américain avant le coup d’envoi, en présence de Donald Trump.

Une nouvelle ère s’ouvre

En dominant le tenant du titre sans trembler, l’Espagne ne gagne pas seulement une étoile : elle installe sa génération au sommet pour des années, avec un champion du monde de 19 ans en tête d’affiche. L’Argentine, elle, referme le chapitre le plus glorieux de son histoire récente sans savoir si son numéro 10 en écrira un autre. Rendez-vous en 2030 — et, d’ici là, tout ce qui avait fait de cette affiche un rendez-vous historique se rejouera en boucle dans les mémoires.

Sources : Europe 1, La Libre, Foot Mercato

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